Travelann

Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter.

 Michel Déon


Flash Mob "Cadena Cien" => Cliquez !

“Cadena Cien” est une Radio Majorquine. Elle m’a accompagné durant tous mes trajets sur l’île. Les musiques étaient entraînantes et les animateurs articulaient parfaitement bien. Ce qui n’étais pas négligeable à mon arrivée !



La playa Es Trenc - Majoque

Cuidad Valldemosa



Mon été à Majorque

Comme George Sand en 1837, j’ai eu l’occasion d’explorer l’île de Majorque. Mais contrairement à cette grande femme écrivain j’ai pu l’apprécier  sous la chaleur estivale. 

Tout d’abord mon arrivée fût idéale. A la sortie de l’avion c’était une vraie bouffée de bonheur, cocotiers, air chaud, brouhaha de conversations dans cette langue espagnole que j’aime tant. Je ne pouvais m’empêcher de sourire béatement ! J’ai eu la chance de mener une sorte de double-vie durant mon stage, la semaine, j’étais une jeune étudiante sérieuse en stage pour apprendre,  mais le week-end je devenais une vraie touriste !

En effet, la semaine je prenais le bus (très tôt…trop tôt !) afin de rejoindre mon lieu de travail à Palma de Majorque. Bien habillée, bien reposée je rejoignais le cœur économique de l’île telle une habitante. Les locaux de la société étaient très modernes et chaleureux tout comme l’accueil que l’on m’y réserva. Les espagnols sont souriants et ils adorent apprendre aux stagiaires que ce soit dans le domaine du travail ou bien de la gastronomie. Durant « la pausa » du matin une collègue m’a fait gouté la Sobresada, une sorte de rillette de chorizo typique des Baléares. Il est vrai qu’à 10h du matin manger cette sorte de rillette c’était très typique ! Mais je m’égare, mon travail consistait à assister les membres du département Marketing, que ce soit dans la comparaison de prix afin d’établir les offres futures, des e-mailing pour obtenir certaines données commerciales … J’ai rapidement pris mes marques et j’ai rapidement organisé mes journées.

Arrivée au Week-end je profitais des festivités et de la renommée de Magalluf, une ville très touristique et très prisée par les jeunes Anglais. Vous avez  probablement une vision de Las Vegas en tête ? : Lumières flash partout dans les rues, de l’alcool qui coule à flot, des filles légèrement vêtues… Je peux réellement comparer la vie nocturne de Magalluf à un petit Las Vegas (sans les casinos bien sûr).Du monde partout, des groupes de jeunes déguisés et surexcités déambulant dans les rues. Quel étonnement pour moi qui ai toujours passé mes soirées étudiantes à Angers ou Bordeaux. C’était un réel changement d’ambiance !

                                   

Outre les fêtes décalées, j’ai visité l’île, le bus est devenu rapidement mon meilleur ami, il t’emmène partout du moment que tu reste assise plusieurs heures dedans ! Je suis parfois sarcastique  mais grâce au bus j’ai pu découvrir de magnifiques endroits tel que « La Playa Es Trenc» qui embelli encore aujourd’hui mes rêves. Près du Port de Porto Christo, je suis tombée sur une fête de village tout à fait surprenante. Des enfants, des adultes, des vieux, ils étaient tous rassemblés sur cette grande place, vêtus d’un pantalon blanc et d’un chemisier rouge ou vert selon l’équipe. En l’espace de trois minutes on les a vus « s’escalader » afin de former une pyramide humaine d’au moins sept  mètres de haut, sans peur, les petits garçons s’accrochaient et montaient tout en haut. J’ai réellement été stupéfaite par la beauté du résultat, la magie de cet instant : cette pyramide se construisant, et cette communion entre les gens. Voilà pour quelques moments privilégiés de mon voyage sur l’ile Majorque entre autre l’architecture des églises, les petits villages que j’ai vus, m’ont laissé de magnifiques images.

Quel bel été que celui là, j’ai encore énormément de souvenirs en tête et je ne pense qu’à une chose, faire découvrir cette île aux personnes que j’aime.


Une passion née en Egypte

Quelle chance j’ai eu de partir en Egypte en 2006! C’est ici qu’est né mon enthousiasme pour les voyages. Ce fût un périple   magnifique et réaliste : quelque peu contradictoire.

D’une part nous étions logés dans un hôtel somptueux où l’abondance était le mot d’ordre. Des buffets variés, des rafraichissements à volonté, nous pouvions jouir à notre aise de la somptueuse piscine, de la salle de sport, des cours de danse, des jeux de plein air, des soirées spectacles… C’était un avant goût de paradis, il n’y a rien de plus relaxant qu’une semaine sans problèmes ni questionnement.Quel bonheur de visiter les merveilles de Louxor : ses colosses de Memnon, ses temples de l’Egypte ancienne, ses tombeaux ornés d’or mais cette féérie comprend une deuxième facette que je n’ai pas tardé à découvrir.

                              

J’ai été très choquée par les conditions de vie de la plupart des habitants du pays. Dans la rue deux petites filles vêtues de guenilles et d’à peine 10 ans, moi qui n’avait que quelques années de plus, ont tiré sur mon T-shirt me  suppliant  de leur donner une pièce. Je lisais dans leur regard de la peine et du désespoir. Moi qui n’étais jamais sortie de mon petit confort j’ai réalisé là, la misère qui pouvait exister, bien sûr je m’informais des actualités, des problèmes socio-économiques qui pouvaient exister mais je n’avais jamais réellement observé de mes yeux la pauvreté. Ce fût le premier déclic de mon voyage. Cette vision m’a réellement bouleversée.Mais je n’étais pas au bout de mes surprises ! Deux jours plus tard nous sommes partis en expédition dans le désert, après une virée en Jeep nous nous sommes arrêtés dans un village Bédouin perdu dans le « Arabian désert ». En l’espace d’une heure nous avions comme remonté le temps. Des immenses tentes en guise de logement, du feu pour la cuisson, mais ce qui m’a le plus frapper ce sont les conditions de vie des femmes là-bas. La guide répondit à toutes nos questions et nos interrogations. Quel choc de culture ! Les femmes se marient dès qu’elles sont en âge d’être  fécondée et pas question pour elle d’amour, ce sont les parents qui choisissent. Il faisait une chaleur accablante et pourtant ces femmes étaient entièrement vêtues de noir, leurs visages étaient recouvert d’un voile comme si on voulait les cacher du monde extérieur. Ces même femmes étaient exploitées, c’est elles qui allaient chercher l’eau dans le puits, c’est encore elles qui passaient leurs journées assises en tailleur à même le sol jonché de caillasse pour tirer sur le manche du métier à tisser. Comment était-ce possible, des hommes qui contrôlait le village, des femmes qui subissait la vie plutôt que la vivre réellement.

Ce voyage m’a permis de me remettre en question. Un voyage ne se résume pas à un moment de détente, c’est aussi une confrontation avec la réalité. Après ce périple j’ai gardé une attitude positive et j’ai appris à relativiser. J’ai une véritable envie de travailler dans le domaine du tourisme car on ne vend pas seulement du rêve mais aussi de belles leçons de vie.

 


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